8ème saison  Soirée du 24 Juin 2015




Le Thème :

Les Rosés de Provence

Chapitre Vin -  Club Vinifera

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé - A consommer avec modération


Aucun rapport avec un quelconque parti politique ou une idéologie, rassurez vous, nous ne sommes pas là pour ce genre de sujet !

Non, si la France vire au rose, c’est par son rapport au rosé, son vin rosé.

Et lorsque l’on dit : la France, on devrait également parler de tous les pays au monde tant ce phénomène de mode s’est internationalisé.

Reprenons par le commencement : pas un journal spécialisé, pas un seul article consacré au vin, depuis l’été 2012, qui n’aborde le « nouvel » engouement des français et de tous les amateurs de vin, notamment les femmes et les jeunes, pour le vin rosé. Pas un panneau d’affichage ou une page de publicité qui n’y fasse régulièrement référence, bref, un ras de marée !.

Et pourtant, il y a seulement une quinzaine d’année, donc, hier, il fallait presque forcer la main aux clients des châteaux, domaines, caves et restaurants pour leur faire simplement déguster un verre de rosé (ne parlons même pas d’une bouteille), chacun ne jurant que par le rouge (et le blanc éventuellement), hormis bien sûr la bouteille que l’on boit bien fraîche l’été dans le sud avec la friture, au jardin ou sur la plage.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu dire : « le rosé, mais ce n’est pas du vin ! » Ou encore : « c’est bon pour aller avec une pizza, mais ça donne souvent mal à la tête ».

Oui, cela a été une réalité il y a quelques années, mais, aujourd’hui, peut-on encore affirmer ce genre de propos si l’on s’intéresse véritablement au vin ?

A présent, dès les premiers rayons de soleil printanier (car oui, le rosé reste avant tout le vin des beaux jours), le rosé s’invite en terrasse, au restaurant, dans les repas entre amis. Pour le plus grand nombre, il évoque le sud, le soleil et le beau temps, la mer, les grillades sur la plage, la Méditerranée.

« Le "rosé", c'est du soleil mis en bouteille » comme le dirait une publicité !

Alors, est-ce pour cela que ce vin se boit principalement en été ?

Sans doute. Mais aussi (et surtout) parce qu'il accompagne parfaitement les plats estivaux consommés lors des hausses de chaleur. Les accompagnements mets d'été /vins rosés sont assez faciles à réaliser, même pour le plus grand des néophytes, et les "erreurs" d’associations sont rares !

Et surtout, surtout, … oui, de nos jours, il existe de bons rosés ! Voilà LA révélation.

Car comme évoqué précédemment, si mode il y a (c’est fort possible, mais, alors, pourvu qu’elle dure !), ces vins d’été frais et légers, élégants même, bien souvent, ont tout pour égayer une grande table comme un pique-nique.

Le rosé est LE vin de la décontraction, même s’il reste un VRAI vin. Sérieux, dépourvu de tannins ; il attire les jeunes et les moins jeunes, les hommes comme les femmes, il est simple, décomplexé, polyvalent dans ses accompagnements, désaltérant, mais reste avant tout un vin saisonnier et passe partout, n’étant conçu ni pour la très grande gastronomie (à quelques très rares exceptions près), ni pour la garde.

Les français sont aujourd’hui les leaders de la production mondiale de vins rosés, et les français en sont aussi les premiers amateurs et consommateurs. La demande ne fait d’ailleurs que croître d’une année sur l’autre.

Mais … la qualité est-elle au rendez-vous ? Car si tous les rosés se ressemblent plus ou moins, tous ne se valent pas.

Ainsi, si dans le sud (Midi-Pyrénées, Languedoc, Roussillon, Provence), le rosé est une « culture », dans beaucoup d’autres endroits, il est surtout depuis peu, un complément de gamme, un auxiliaire au mieux, ou un moyen d’écouler un stock de vin pas très réussi au pire. Car le rosé ignore la crise. Sa consommation a plus que doublée en vingt ans, alors, à présent, tout le monde s’y met ! Quitte à faire de la vinasse, en « saignant » les cuves de rouge, c'est-à-dire en écartant le jus coloré qui deviendra le rosé du domaine, et en concentrant le reste de la production dont la concentration en matières colorantes et en tannins donneront le rouge du même domaine.

Alors que dans la Provence, le rosé représente « le produit » principal, c’est presque la démarche inverse qui existe encore en certains lieux (que nous ne citerons pas, évidemment). Dans le sud, les tannins mûrs, on s’en moque un peu, pire même, on les évite car il rendraient le vin plus « dur »,alors que l’on recherche le fruit, les arômes, la fraîcheur.

Et on vous en faire « boire » de toutes les couleurs, ou plutôt de toutes les nuances : mangue, rose, mandarine, pêche, pomelo, groseille, melon, etc. Il existe même un nuancier des six principales teintes de rosés élaborés en Provence. Ici, donc, pas de rosé tapageur, vulgaire, technique (ça, tout le monde sait aujourd’hui le faire dans le monde entier), mais des vins amoureusement faits, matures, surveillés comme le lait sur le feu durant leur élaboration.

Alors, vous demandez vous, on ne fait donc de bons rosés qu’en Provence ? Non.

Il en existe des spécimens de haute couture en de nombreux endroits, des plus ou moins vineux aussi.



LA VAGUE ROSE

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La folie des rosés_ Suite.pdf

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